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La radio à travers les âges !

La diffusion de la musique connait aujourd’hui de nombreux aspects. De nombreux médias se sont ainsi succédé à nos oreilles au fil des âges. Certains se sont imposés, certains ont disparu et d’autres reviennent sur le devant de la scène. Il y en a un qui a su évoluer et s’adapter aux tendances : la radio.

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Un récepteur radio ou un poste de radio ou encore un transistor et j’en passe est avant tout un appareil qui a pour fonction de capter et décoder les ondes radioélectriques émises par les émetteurs radio. Il s’agit d’un receveur d’onde capable de décoder et d’interpréter des ondes afin de nous retransmettre les informations qui y sont contenues : sons ou signaux numériques. Avant de s’attarder sur la radio d’aujourd’hui, retraçons dans cette première partie son histoire.

 

 

L’âge de fer ou l’avant radio


On ne
peut pas définir un inventeur unique de la radio car celle-ci est le résultat d’un travail collectif faisant suite à la découverte des ondes électromagnétiques ainsi que de l’invention du télégraphe. Les premiers appareils de communication sans fil ont ainsi vu le jour au milieu du 19ème siècle.  Si on doit retenir que quelques noms parmi les grands précurseurs de l’œuvre radiophonique, on peut sans hésiter citer :

  • Samuel Morse qui inventa le télégraphe électrique en 1841 aidé de son assistant Enerst Vail qui se chargea de développer le code Morse.

 

  • Heinrich Rudolf Hertz qui dévoila entre 1886 et 1888 l’existence des ondes radio grâce à l’expérience de Hertz. Vous comprenez maintenant pourquoi on les a baptisé les « d’ondes hertziennes ».

 

  • Nicolas Tesla qui réalise en 1889 un générateur de hautes fréquences (15 kHz) et qui expérimente 4 années plus tard la première communication radio. Il en profita également pour breveter le système sans fil Tesla (radio télégraphe) et pour développer des lampes électroniques froides.

 

  • Édouard Branly qui découvre en 1890 le principe de la radioconduction et met au point le premier détecteur d’ondes sensibles.

 

  • Le professeur Alexandre Popov de Saint-Pétersbourg mettra en lumière le principe de l’antenne qui ouvrira la voie aux liaisons à grande distance.

 

  • Gugliemo Marconi quant à lui expérimente les premières liaisons hertziennes en Italie en 1895 et franchit une étape cruciale de la télégraphie sans fil à Salvant. Il réalise en 1901 la première liaison transatlantique entre terre-neuve et la Cornouailles.

 

  • Réginald fessenden effectua en 1906 le soir de Noël, la première transmission de la voix par radio réussie

 

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Beaucoup d’autres noms sont à citer parmi les contributeurs de l’invention de la radio qui directement ou indirectement ont apporté leur pierre à l’édifice.

 

 

L’âge de bronze ou les premiers émois

 

L’armée a toujours été un vecteur porteur pour les nouvelles technologies et la radio ne fait pas exception à la règle. Ainsi, en 1899, le lieutenant de vaisseau Camille Tissot équipe la marine nationale de la TSF. La télégraphie sans fil contribue à la sécurité maritime et au début du 20ème siècle, les paquebots s’équipent de la radiotélégraphie. Le Titanic en est d’ailleurs un célèbre et triste exemple d’application avec l’utilisation en 1912 pour la première fois du code SOS qui permit de sauver 700 passagers. Les premières bandes radios partagées entre services font leur apparition vers 1913.

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Dès 1918, après la première guerre mondiale, de nombreux organismes de radio transmission virent le jour comme Transradio, Europa radio (Allemagne), « Transradio Press Service (USA), Compagnie générale de TSF (France). Dès 1920, les premiers programmes quotidiens de radiodiffusion voient le jour, notamment en Angleterre avec « marcony company », aux États-Unis à Washington D.C. avec la KDKA. En France, il faut attendre 1922, pour que la Société française radioélectrique puisse effectuer à titre expérimental des émissions radiophoniques quotidiennes. Novembre 1922 voit ainsi l’apparition des concerts Radiola qui s’ouvrent au grand public. On ne peut passer à côté de 1938 et de la panique provoquée par l’émission de radio-réalité « La guerre des mondes » orchestrée par Orson Welles et interprétée par la troupe « Mercury Theatre ». Ce spectacle radiophonique adapté de l’œuvre de l’écrivain H.G. Wells qui relate une invasion extraterrestre terrorisa les auditeurs qui sortirent effrayés dans la rue.

 

 

L’âge d’or ou la démocratisation internationale

 

Après la seconde guerre mondiale ou les radios servaient d’outils de propagande comme la radio du Reich ou pour la BBC avec Radio Londres ; la radio se démocratise et le récepteur grand public se standardise. Ainsi, le récepteur « toutes ondes » couvrant les fréquences GP, PO et OC équipe toutes les chaumières. Il se présentait au public sous la forme d’un récepteur superhétérodyne à 5 ou 6 tubes avec cadre orientable interne, entrée « pick-up » dédiée à l’écoute des microsillons, un « œil magique » pour le réglage précis de la fréquence un cadran à aiguille et une ficelle commandant un condensateur variable d’accord.

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Il n’était
pas rare de trouver directement le nom des stations sur les cadrans tels que Radio Paris, Paris Inter, BBC ou encore Radio-Luxembourg. Par la suite, les tubes mécaniques viennent à remplacer les tubes classiques octaux. Les autoradios à tubes avec des mémoires mécaniques de stations font leur apparition pour le plus grand plaisir des automobilistes.

 

 

C’est au début des années 60 que les premiers postes à transistors firent leur apparition sous l’appellation vite instaurée de « transistors ». Plus petits, plus maniables et portables, ils pouvaient s’emporter partout que cela soit en vacances, à la mer ou simplement dans la rue. La radio que l’on consommait principalement à la maison dans un registre familiale ou en groupe se consomme dorénavant de façon individuelle et nomade. Son aspect convivial n’en sera pas terni pour autant car on pouvait se retrouver n’importe où et avec qui l’on voulait pour écouter son émission de radio préférée. Du côté de la technique, le transistor finit par s’imposer et par remplacer petit à petit les tubes dans les appareils radiophoniques. La boite de pandore était ouverte pour laisser entrer le circuit intégré et la radio moderne.

 

La radio est certainement l’un des médias qui a su le mieux perdurer et évoluer avec son temps. Retraçons l’évolution de cette grande dame qui fait partie intégrante de notre histoire moderne. La suite est à découvrir la semaine prochaine.

 

Ps : Découvrez notre sélection de radios sur le site Cobrason.com.

 

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